vendredi 30 janvier 2009

No One Bring A Rose For Emily.

Permettez-moi aujourd'hui de vous parler d'Odessey & Oracle, album mythique réalisés par les Zombies, groupe d'illustres inconnus néanmoins visionnaires. The Zombies est l'exemple même du groupe maudit, pourtant bourré d'un incroyable talent et d'une importante longueur d'avance sur absolument tous les autres groupes des 60's. Alors qu'Odessey & Oracle (1968) est aujourd'hui considéré par un groupe d'obscurs initiés dont je suis le plus fervent membre comme l'un des plus importants fleurons de la pop psychédélique Anglaise, Les Zombies commenceront leur carrière en 1961 et pondront le petit tube She's Not There en 64. Malheureusement, et malgré leur single, les Zombies n'obtiendront jamais une réelle reconnaissance du public Anglais. Certaines chansons (Leave Me Be, Gotta Get A Hold Of Myself...) iront parfois jusqu'à squatter les alentours de la 10e place des Charts aux Etats-Unis, aux Philippines ou encore au Japon, mais l'opinion général Européen s'accorde à penser que les Zombies sont juste un groupe parmi tant d'autres en cette période de révolution musicale. On peut aussi raisonnablement penser que le bide que font les Zombies est dû à tout un tas de facteurs complètement imprévisibles : têtes trop gentillettes alors que les Stones choquent le Swinging London par leurs attitudes de branleurs arrogants (attitude reprise par un important nombre de groupes actuels, il n'y a qu'a voir les insupportables Naast pour s'en apercevoir.) Un nom de scène trop has been (l'un des pires nom de l'histoire du rock, à égalité avec les Beach Boys.) alors qu'arrivent les incorrects Kinks (référence aux fringues fétichistes)... Bref, le public veut du sale, du prolétaire et du méchant. Alors, juste avant de se séparer, The Zombies enregistrent un dernier album auto-produit, au budget dérisoire, qu'ils livrent à CBS/Columbia. Ces derniers hésiteront longtemps à sortir l'album, puis se déciderons en Juillet 68. L'album atteindra la 5e place des Charts aux Etats-Unis l'année suivante, puis tombera dans l'oubli. Et c'est peut-être mieux pour l'amateur musical, heureux de son trésor, plein de mélodies chatoyantes accompagnées d'un génial songwritting, qu'il ne partage qu'avec un club restreint de connaisseurs et cache soigneusement au yeux du monde.
Par ce que, croyez-moi, ça mérite d'être écouté avec une oreille attentive, jugez par vous même :
A Rose For Emily The Zombies

Quelques notions de base.

D'abord, et avant toute chose, Salut à tous!
Voici donc mes premiers pas sur cette nouvelle interface, en réaction aux tas de frustrations que Skyblog m'a causé (comme nombre des bloggeurs ici, réfugiés politiques de la toile.) Aussi aurais-je la prétention de me servir de ce blog pour transmettre mes biens maigres connaissances musicales aux quelques courageux péquenots qui auront la gentillesse ou la folie de me lire. Nul besoin je pense de présentation comme on en voit tant sur le Web, si vous êtes là et que vous lisez ces lignes (Le fou, Ah Ah) c'est que vous me connaissez. Laissez-moi simplement vous dire que je suis à la base un inconditionnel, un obsédé passionnel de rock. Le terme est aujourd'hui devenu générique et englobe tout un tas de saloperies commerciales et sans intérêt (au hasard les affreux Fall Out Boy), mais sachez qu'à la base le rock&roll est une danse, qui bouge et qui roule. Une danse des esclaves noirs d'ailleurs, du temps des colonies Américaines de coton et de canne à sucre. Esclaves noirs à qui l'on doit aussi l'invention du blues, du jazz, et même de la country, reprise plus tard par ces cow-boys Républicains Texans, ceux là même, amusant paradoxe, qui ont pleuré quand ils ont vu Obama à la télé pour son investiture. Et puis bien sur, le rock, deviendra une musique à part entière et trouvera plus tard ses dignes représentants en Muddy Waters, Chuck Berry, Little Richard, Bo Diddley, BB King, Buddy Guy... Tous ces Blacks à qui l'on doit chaque musique que l'on écoute aujourd'hui. Puis Elvis est arrivé, un peu comme Jésus, Bouddha ou Mahomet avant lui. Elvis était blanc, et à l'époque, c'était un argument de taille. "Donnez moi un Blanc qui chante comme un Noir et je gagnerais un million de dollars" disait Sam Phillips, patron de Sun records. La suite, vous la connaissez. Il est peut-être intéressent de préciser par contre que le déclic outre-Atlantique arrivera en 1956, quand un John rencontrera un Paul et décidera de former les Beatles. S'en suivra une succession de groupes Anglais à l'attitude de plus en plus bad boy (les Beatles représentant les gentils garçons, doux comme des agneaux et parfaits gentlemen, il paraissait normal d'adopter l'attitude inverse) avec notamment les Animals, les Yardbirds, puis les Rolling Stones. Une fois de plus, la suite, vous la connaissez.
Voilà pour la petite Histoire. Même si je sais le lecteur improbable instruit de ces choses, ces quelques notions de base me paraissaient utiles (bien que nullement indispensables) pour la lecture des articles qui suivront, et qui porteront sur des artistes, des albums ou des morceaux me tenant particulièrement à cœur, qu'ils soient contemporains ou morts depuis des décennies. Je tiens à préciser que j'ai parfaitement conscience du flou ou de l'approximatif de mes propos et vous prierais de ne pas m'en vouloir, le but étant un simple récapitulatif, en aucun cas un doctorat. Cependant si vous avez des remarques ou des suggestions, je me ferais un plaisir de les prendre en compte dans la rédaction de cet article. Sur ce, je crois que les présentations sont finies, alors Enjoy à tous et à bientôt
;)


Champagne & Reefer The Rolling Stones (with Buddy Guy)
Cadillac Bo Diddley