Permettez-moi aujourd'hui de vous parler d'Odessey & Oracle, album mythique réalisés par les Zombies, groupe d'illustres inconnus néanmoins visionnaires. The Zombies est l'exemple même du groupe maudit, pourtant bourré d'un incroyable talent et d'une importante longueur d'avance sur absolument tous les autres groupes des 60's. Alors qu'Odessey & Oracle (1968) est aujourd'hui considéré par un groupe d'obscurs initiés dont je suis le plus fervent membre comme l'un des plus importants fleurons de la pop psychédélique Anglaise, Les Zombies commenceront leur carrière en 1961 et pondront le petit tube She's Not There en 64. Malheureusement, et malgré leur single, les Zombies n'obtiendront jamais une réelle reconnaissance du public Anglais. Certaines chansons (Leave Me Be, Gotta Get A Hold Of Myself...) iront parfois jusqu'à squatter les alentours de la 10e place des Charts aux Etats-Unis, aux Philippines ou encore au Japon, mais l'opinion général Européen s'accorde à penser que les Zombies sont juste un groupe parmi tant d'autres en cette période de révolution musicale. On peut aussi raisonnablement penser que le bide que font les Zombies est dû à tout un tas de facteurs complètement imprévisibles : têtes trop gentillettes alors que les Stones choquent le Swinging London par leurs attitudes de branleurs arrogants (attitude reprise par un important nombre de groupes actuels, il n'y a qu'a voir les insupportables Naast pour s'en apercevoir.) Un nom de scène trop has been (l'un des pires nom de l'histoire du rock, à égalité avec les Beach Boys.) alors qu'arrivent les incorrects Kinks (référence aux fringues fétichistes)... Bref, le public veut du sale, du prolétaire et du méchant. Alors, juste avant de se séparer, The Zombies enregistrent un dernier album auto-produit, au budget dérisoire, qu'ils livrent à CBS/Columbia. Ces derniers hésiteront longtemps à sortir l'album, puis se déciderons en Juillet 68. L'album atteindra la 5e place des Charts aux Etats-Unis l'année suivante, puis tombera dans l'oubli. Et c'est peut-être mieux pour l'amateur musical, heureux de son trésor, plein de mélodies chatoyantes accompagnées d'un génial songwritting, qu'il ne partage qu'avec un club restreint de connaisseurs et cache soigneusement au yeux du monde.Par ce que, croyez-moi, ça mérite d'être écouté avec une oreille attentive, jugez par vous même :
A Rose For Emily The Zombies

Je voulais juste te remercier de m'avoir fait découvrir cette chanson...
RépondreSupprimerAlors merci :-)
A bientôt !
Cécile